La peur de retomber est immense. Elle n’est pas irrationnelle : les chiffres sont sans ambiguïté. Une part significative des personnes en burnout rechutent dans les mois qui suivent leur retour. Non pas parce qu’elles manqueraient de bonne volonté, mais parce que leur récupération n’est pas complète.
L’Europe est confrontée à une crise de santé au travail dont les chiffres égalent certaines grandes crises sanitaires — mais dont la progression est si silencieuse qu’elle n’a pas encore déclenché la mobilisation nécessaire.
Nous ne sommes plus à l’heure de débattre de la légitimité du sujet. Nous sommes face à un enjeu de santé publique majeur.