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Préparer le retour après un burnout : un moment délicat et déterminant.

  • 27 nov. 2025
  • 3 min de lecture


Pendant des années, elle a tenu.


Tenu parce qu’il fallait. Parce que beaucoup comptaient sur elle. Parce qu’elle avait toujours été cette personne fiable, engagée, solide, celle qui prend en charge, qui gère, qui avance. Elle travaillait beaucoup, certes, mais surtout elle portait tout : les urgences, les imprévus, les émotions des autres, les responsabilités invisibles. Autour d’elle, on disait souvent : « Heureusement qu’elle est là ». Et elle se disait que c’était normal de s’adapter, encore et encore.


Jusqu’au jour où son corps a dit non.


Pas un « non » symbolique. Un vrai non. Une incapacité soudaine à continuer, comme si un fil avait lâché à l’intérieur. Certains parlent d’un mur. D’autres d’un vide. Pour elle, c’était les deux. Une impossibilité de se lever, de penser, de répondre. Un effondrement total, déroutant, qui la surprend encore aujourd’hui quand elle y repense.


La première phase du burnout a alors commencé : le repos absolu. Pas un repos agréable. Pas un repos choisi.


Un repos imposé, où l’on passe des journées entières à tenter de récupérer sans vraiment y parvenir. Où l’on dort beaucoup mais mal. Où l’on se sent coupable d’être arrêté et incapable de faire autrement. Un repos où l’on ne reconstruit rien : on essaie simplement de remonter à la surface.


Puis, très progressivement, vraiment très progressivement, une deuxième phase s’est installée : la reconstruction lente.


Un jour, elle arrive à marcher un peu plus longtemps. Un autre, elle remarque qu’elle pense plus clairement. Le monde devient moins menaçant. L’énergie remonte, mais par petites touches, irrégulières, fragiles. La trajectoire n’est jamais linéaire : trois pas en avant, deux pas en arrière. Certains jours, elle se surprend presque à se sentir elle-même. D’autres, elle se sent retomber sans comprendre pourquoi.


C’est long. Parfois plusieurs mois. Parfois plus d’un an. Parfois davantage.

Et puis vient la troisième phase. Celle qui paraît la plus simple, mais qui est en réalité la plus délicate : envisager le retour.


C’est le moment où l’on recommence à se projeter. Où l’on se demande : « Est-ce que je suis prête ? » « Est-ce que je vais tenir ? » « Est-ce que tout va recommencer ? »

La peur de retomber est immense. Elle n’est pas irrationnelle : les chiffres sont sans ambiguïté. Une part significative des personnes en burnout rechutent dans les mois qui suivent leur retour. Non pas parce qu’elles manqueraient de bonne volonté, mais parce que leur récupération n’est pas complète, et parce qu’elles retournent dans un environnement ou des habitudes qui n’ont pas été suffisamment transformées.


C’est à ce moment précis que tout se joue.


Revenir trop tôt, ou revenir en reproduisant les mêmes mécanismes, c’est comme marcher sur une jambe fraîchement cassée avant qu’elle ne soit consolidée : on croit pouvoir tenir, on veut aller vite, on veut « reprendre sa vie », mais on risque de casser de nouveau — parfois plus gravement encore.


Préparer son retour, ce n’est donc pas remplir un document administratif.

C’est reconstruire des bases solides : ses capacités de récupération, son rapport au temps, ses limites, sa charge cognitive, son hygiène de vie, ses mécanismes de régulation. C’est apprendre à reconnaître les signaux d’alerte, à ralentir quand il le faut, à modifier progressivement sa façon de fonctionner pour ne plus retomber dans le cycle qui a mené à l’épuisement.


Préparer le retour après un arrêt prolongé est un programme unique en son genre qui a été

conçu pour ce moment charnière, le plus fragile de toute la trajectoire du burnout.

Un programme complet, structuré, progressif, pensé pour aider à reconstruire les capacités de récupération, retrouver de la stabilité, comprendre les mécanismes qui ont mené à l’effondrement, et revenir autrement — avec des bases plus solides pour tenir dans la durée. Il sera proposé à partir de mi-janvier au Centre PsyPluriel à Bruxelles. Contactez-nous pour plus d’informations ou inscrivez-vous à une séance d’information.

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