Que du bonheur ? Prévenir l'épuisement parental
- il y a 7 jours
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Être parent, a été une aventure incroyable. La plus belle de toute ma vie. Il y a des moments d’une beauté absurde, des petits instants qui valent tout. Mais quand je prends un peu de recul, je me demande parfois si ma mémoire n’est pas un peu sélective. Je retiens les moments de beauté et j'ai peut-être tendance à oublier les moins faciles. Parce que si je me souviens bien, il y a eu des périodes où ce n’était vraiment pas de tout repos, surtout au début, quand ma fille ne faisait pas encore ses nuits.
Je revois très bien ma mère sourire et lâcher son petit proverbe italien préféré:
Tu voulais un vélo ? Maintenant pédale !
Avec le recul, je trouve ça amusant, et il m’arrive de le dire à de jeunes parents que je croise. Aujourd’hui, c’est facile, car ma fille a grandi. À l’époque où elle était toute petite, c’était une autre histoire. Je ne voyais vraiment pas ce qu’il y avait d’amusant. Parce qu’il faut l’admettre : quand on dort peu, quand on est à bout, tout devient plus compliqué. On se découvre irritable, moins patient, moins disponible. On prend sur soi. On fait comme on peut, mais c’est difficile, très difficile. C'est une épreuve d'endurance à laquelle peu de gens sont préparés.
Avant l’arrivée de l’enfant, il y a deux films en parallèle
Le premier, c’est le film lumineux : l’excitation, les projections, l’impression que quelque chose de grand se prépare et c'est le cas, vraiment. Je me souviens lorsque j'ai vu ma fille pour la première fois dans la salle d'accouchement. Un moment de pure magie. Un instant suspendu que je n'oublierai jamais.
Le second est plus discret, moins facile. Il y a l’anticipation qui tourne en boucle, le sommeil qui se fragilise, le corps qui change, la fatigue qui s’invite, les émotions qui montent plus vite. Rien d’anormal en soi. La grossesse est une période de transformations physiologiques et hormonales importantes, et beaucoup de femmes et même de couples décrivent ces variations d’humeur, de sensibilité et de niveau d’énergie.
Parfois, c’est doux. Parfois, c’est sport. Souvent, c’est les deux.
À ce moment-là, les futures mamans entendent beaucoup de conseils pleins de bonnes intentions : “Essaie de te détendre.” “Respire.” “Ne stresse pas.” Comme si on avait un bouton “off” sous l’omoplate.
Même si je suis un homme je suis bien placé de part mon métier pour savoir qu’il ne suffit pas de savoir quoi faire pour savoir comment le faire. Je ne cesse d’expliquer aux personnes que j’accompagne qu'apprendre à se détendre c’est comme apprendre à faire du vélo, à nager ou à écrire : cela se fait progressivement et par étapes.
C’est un véritable apprentissage, et il est d’autant plus précieux que, souvent, après la naissance, ce n’est pas une petite balade à vélo qui attend les parents. Ce sont les épreuves de montagne du Tour de France. Il y a des passages absolument magnifiques, mais les efforts que cela implique, l’endurance que cela requiert et la fatigue qui en résulte sont souvent insoupçonnés au départ.
Le scénario est classique. Réveils nocturnes à répétition, manque de sommeil et tout devient compliqué. Progressivement, une forme d’épuisement s’installe. Il change la couleur de tout. On devient plus réactif. Moins tolérant au bruit, aux imprévus, à la frustration. Dans le couple, on peut s’aimer profondément et se parler plus sèchement qu’on ne l’aurait imaginé. On se fait des reproches sur des détails, alors qu’en réalité, on manque juste d’air.
Et quand, en plus, il faut assurer au travail, reprendre un rythme, rester performants, tout se cumule : la fatigue, la pression, l’attention fragmentée, les interruptions permanentes. Pour les parents solos, pour celles et ceux qui sont isolés, pour ceux qui n’ont pas de relais, la pente est encore plus difficile à gravir.
Il faut s’accrocher parce qu’on n’a pas le choix, mais à quel prix ?
On parle de plus en plus de burn-out parental. Non pas parce que les parents sont moins capables que dans le passé, ni parce qu’ils aimeraient moins leurs enfants. Mais parce qu’un système humain peut se retrouver sans marge surtout à notre époque où tout va très vite, trop vite: trop de sollicitations, pas assez de récupération et l’impression de devoir tenir quoi qu’il arrive.
Alors la question devient simple, presque pragmatique : comment on fait pour récupérer quand on ne peut pas “mettre pause” ? Comment on fait pour redescendre quand le mental tourne et que le corps reste en tension ? Comment on retrouve du calme quand on n’a ni temps, ni énergie, ni silence ?
Apprendre à utiliser la méthode Éclore
C’est à cet endroit qu’un apprentissage psychocorporel peut devenir un vrai soutien. La méthode éclore est une approche que j’ai développée initialement dans le champ du burnout, et que je teste en milieu clinique depuis 2025. Les observations à ce stade sont très encourageantes. Et surtout, l’expérience montre qu’elle peut être utile dans d’autres situations où le stress, l’anxiété et la charge mentale jouent un rôle important.
Ce qui caractérise cette nouvelle approche, par rapport à celles qui l’ont précédée comme la sophrologie par exemple, c’est qu’elle est plus simple, plus facile et surtout plus rapide à apprendre. Dans la plupart des situations observées, les effets sont perceptibles presque immédiatement et l’autonomie s’installe rapidement.
Cela s’explique en partie parce qu’elle ne requiert pas de trouver du temps pour s’entraîner. Et justement, du temps, les jeunes parents n’en ont pas. L’entraînement est remplacé par des micro-pratiques qui s’insèrent dans les gestes du quotidien : en marchant, en se lavant, en préparant un biberon ou en faisant ses courses.
Ces petits gestes créent un mieux-être immédiat. Ils permettent de déconnecter l'espace d'un instant. Cela aide à se détendre, à se recentrer et à recharger les batteries en temps réel. Par la répétition de ces gestes simples, agréables et peu coûteux, de nouvelles habitudes qui soutiennent s’installent progressivement et des changements plus profonds peuvent s’opérer.
Il en résulte une autre manière de faire face aux difficultés du quotidien, et surtout une qualité de présence qui permet de savourer davantage tous ces petits moments aussi magiques que précieux qui s’offrent aux jeunes parents… entre deux moments de galère.
Comment l’apprendre ?
L’apprentissage se fait en 6 à 8 séances, individuelles ou en groupe. Contact


