top of page

Ce que la méthode Éclore peut apporter au bien-être des soignants à l’hôpital

  • 16 déc. 2025
  • 3 min de lecture

La méthode Éclore n’est pas une révolution spectaculaire.C’est une réduction massive de la souffrance ordinaire évitable.



À l’hôpital, la souffrance n’est pas uniquement celle des patients. Elle est aussi, souvent plus silencieuse, celle des soignants. Médecins, infirmiers, psychologues, éducateurs, aides-soignants, personnels administratifs exercent dans un environnement émotionnellement exigeant, sous contraintes organisationnelles fortes, avec une charge mentale et cognitive élevée.


Cette réalité ne traduit ni un manque d’engagement ni une fragilité individuelle. Elle renvoie à une tension de fond chronique, qui s’installe progressivement, se maintient dans le corps et finit par peser sur la disponibilité, la qualité de présence et, à terme, la santé mentale des professionnels. La méthode Éclore s’inscrit précisément à cet endroit-là.


Ce qu’est la méthode Éclore


La méthode Éclore est une méthode psychocorporelle structurée de relaxation et de gestion du stress, pensée pour des contextes où les personnes n’ont ni le temps ni les ressources attentionnelles pour pratiquer des exercices longs ou formalisés.

Elle repose sur une idée simple mais souvent négligée : la tension psychique se maintient en grande partie par le corps, et c’est donc par le corps qu’elle peut être retirée de manière rapide et efficace.


La méthode Éclore ne travaille pas sur l’analyse des situations, ni sur la modification des pensées. Elle ne demande pas de “penser autrement”. Elle propose un apprentissage corporel de régulation de la tension, directement applicable dans la réalité du terrain hospitalier.


En quoi consiste concrètement la méthode


Le cœur de la méthode repose sur des micro-pratiques corporelles appelées « stop-and -go ».


Il s’agit de pratiques très brèves, de quelques secondes, intégrées dans le flux de la journée, sans temps dédié, sans matériel, sans retrait du poste de travail. Ces pratiques consistent à :

– marquer un arrêt très bref,

– utiliser le corps comme support attentionnel,

– appliquer une stimulation corporelle réelle (auto-massage léger, pression, contact),

– provoquer volontairement une sensation corporelle précise et agréable.

 

Ce point est central. Il ne s’agit ni de visualisation, ni de relaxation mentale, ni de suggestion. La stimulation est physique, concrète. Elle génère des signaux sensoriels réels qui entraînent une désactivation rapide de la charge mentale et des tensions par une reconnexion au corps et aux sensations agréables qu’il procure.


L’effet recherché n’est pas un état de détente prolongé, mais un relâchement immédiat de la pression interne. Cela entraine moins un « mieux-être » qu’un « soulagement ». Quelque chose se retire. La tension baisse.

 

Quel est l’apprentissage proposé aux soignants


La méthode Éclore n’est pas une succession d’exercices à appliquer ponctuellement. C’est un apprentissage progressif.


Les soignants apprennent :

– à repérer les premiers signes corporels de tension,

– à intervenir au moment précis où la tension apparaît,

– à retirer cette tension par une action corporelle simple,

– à répéter cette régulation plusieurs fois par jour,

– à devenir autonomes dans l’utilisation de la méthode.


Autrement dit, ils acquièrent une compétence corporelle de régulation, transférable, utilisable dans n’importe quel contexte professionnel, sans dépendre d’un cadre thérapeutique ou d’un temps spécifique.


Pourquoi cette approche est particulièrement adaptée au milieu hospitalier


L’effet de chaque micro-pratique est bref. C’est volontaire.



La méthode Éclore ne cherche pas une détente intense, mais une décompression répétée. Parce que la pratique est simple, rapide et agréable, elle est spontanément utilisée plusieurs fois par jour. Cette répétition permet :


– une réduction de la tension de fond,

– une interruption de la rumination,

– une meilleure disponibilité attentionnelle,

– une qualité de présence plus stable dans la relation de soin.


Après un cycle court, généralement de huit séances, les soignants disposent d’un outil qu’ils peuvent utiliser seuls, dans leur réalité professionnelle, au moment où la pression monte.

 

La place de la méthode Éclore dans les dispositifs existants


La méthode Éclore ne se substitue ni aux politiques institutionnelles de prévention du burnout, ni aux dispositifs de soutien psychologique existants. Elle vient compléter la palette, là où il existe souvent un angle mort : l’absence d’outils simples, immédiatement mobilisables, au cœur même de l’activité quotidienne.


Dans un environnement hospitalier exigeant, où l’on demande beaucoup aux soignants, elle propose quelque chose de simple, concret et respectueux de leur réalité : un moyen de retirer, plusieurs fois par jour, ce qui pèse inutilement, afin de pouvoir continuer à soigner sans s’y perdre.


La méthode Éclore n’est pas une révolution spectaculaire. C’est une réduction massive de la souffrance ordinaire évitable.


 

bottom of page